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Addictions 974
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BIENVENUE SUR LE SITE DE LA FRAR

La Fédération Régionale d’Addictologie de la Réunion est une association de loi 1901 créée en 1998. Elle rassemble les acteurs de l’addictologie à l’île de la Réunion (974).
Le but de ce site est de proposer une information libre, indépendante et objective sur les addictions dans notre département. Il est destiné à ceux qui cherchent de l’aide, aux associations, aux professionnels concernés par la problématique des addictions à l’île de la Réunion.La réalisation de ce site est effectuée bénévolement sans financements.

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Journée des associations 6 avril 2019.

La FRAR est heureuse de vous inviter à participer à la Journée des associations à l’Espace Pierre Roselli à Saint André, Samedi 6 avril 2019 à partir de 8h15.

Le rôle des associations est fondamental dans notre société. Leurs actions sont souvent insuffisamment connues et reconnues. Elles doivent faire face aux difficultés de financement, d’ordre administratif, à la crise du bénévolat. En addictologie, leur rôle est essentiel : associations néphalistes*, d’usagers rétablis, d’entraide, de réinsertion, etc. En lien avec les structures de soins, avec les partenaires institutionnels ; elles contribuent à l’amélioration de la prise en charge globale médico-psycho sociale des usagers. Cette journée leur est dédiée.

Charger le programme.

Avec la participation des associations suivantes :



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Journée Sans Alcool & Marche Blanche Samedi 6 octobre 2018

La FRAR et l’association Les Maillons de l’espoir organisent la première Journée sans alcool samedi 6 octobre prochain.

En effet, il existe des journées sans tabac, sans portable, sans Facebook, des journées du diabète, de l’hypertension,...du tricot ! Mais étonnement pas de journée sans alcool alors que l’alcool est un problème majeur de santé publique dans le monde, en France et en particulier à La Réunion. Lors de cette journée, nous effectuerons une Marche blanche en reconnaissance de toutes les victimes de l’alcool (patients et leurs familles, victimes de violence, etc) à partir de 10 h à Saint-Denis (Jardin de l’Etat) à laquelle nous vous invitions. Nous aimerions remobiliser les autorités, nos élus et la population sur ce thème afin de sortir du fatalisme d’usage. En effet, La Réunion est la deuxième région la plus durement touchée par la problématique alcool avec des lois d’exception qui favorisent la vente d’alcool fort à très bas prix, une publicité massive en faveur de l’alcool, la non-application de la loi. Plus de 80 % des actes de violence surviennent sur fond d’alcoolisation. 30 à 50 % des accidents mortels sont liés à l’alcool.
Dans la dernière publication de l’ORS, il est estimé que la mortalité réelle liée à l’alcool est de 450 décès annuels ; soit plus de 10 % de la mortalité. Il s’agit d’une mortalité évitable.
Dans le PRS (nouveau Plan Régional de Santé de l’ARS-OI), nous constatons avec stupeur que l’alcool et les addictions ne sont plus une priorité de santé. Ce n’est pas acceptable.
Nous aimerions remobiliser les autorités et la population autour de ce thème afin de sortir du fatalisme d’usage via l’application de mesures simples et cohérentes.

Rejoignez-nous pour cette mobilisation autour de cette grande cause régionale !
Consultez notre dossier de presse.

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Isautier, une entreprise au passé esclavagiste qui bafoue le Maloya.

L’entreprise Isautier aime se présenter comme l’exemple du dynamisme économique réunionnais. Fière de ses 170 ans d’âge, fêtés en grandes pompes fin 2015, la plus ancienne entreprise réunionnaise « ancrée dans l’histoire » pour reprendre la formule assénée à grands coups de publicités en 4x3. Fière également de ses médailles glanées lors de concours internationaux.
Elle commercialise à côté de ses produits médaillés, une gamme nommée « Maloya » réservée au marché local. Cette gamme est constituée par des produits bas de gamme, vendus à très bas prix (voir photo) avec pour objectif de contrer Rhum Charrette sur son terrain de prédilection : l’alcool bon marché, le terrain de la misère et de l’alcoolisme. Ce qui est étonnant, c’est que l’étiquetage des produits « haut de gamme » met clairement en avant la marque, indiquée en grand format, alors que pour la gamme « Maloya », le producteur « Rhums et punchs Isautier » est mentionné de manière très discrète sur le côté de l’étiquette (voir photos ci-dessous).


Un affichage très discret de la marque Isautier pour sa gamme « Maloya » réservée au marché local contrairement aux produits « premium ».

Le Maloya est un symbole fort à la Réunion. Une danse, un chant et une musique créés par les esclaves d’origine malgache et africaine dans les plantations sucrières. Il a été classé au patrimoine immatériel de l’Unesco en 2009. Ce qui n’empêche pas Isautier d’exploiter ce symbole à des fins bassement mercantiles depuis de nombreuses années pour vendre un produit lié à un passé douloureux : le rhum. Ce rhum dont l’histoire est indissociable de l’esclavage, ce rhum qui était distribué par les maîtres aux esclaves les plus « méritants ».


Publicité dans le catalogue d’une grande surface. Les rhums et les alcools dérivés produits et vendus dans les DOM bénéficient d’un système fiscal dérogatoire qui leur permet d’être vendus à des prix dérisoires. Une inégalité majeure au regard de la santé publique : La Réunion est la deuxième région française la plus touchée par l’alcoolisme.


Les Archives Départementales de La Réunion (ADR) apportent des informations pour le moins dérangeantes au sujet de cette entreprise si fière de son histoire. Dans les documents de recensement de la ville de Saint-Pierre, on apprend que Louis Isautier, né le 8 mai 1809 à Nogent-sur-Seine, arrive dans l’Île en 1833. En 1843 (ADR 6M853), il déclare être l’époux d’Apollonie ORRÉ, née à Saint-Pierre le 4 janvier 1818. Il est le père de trois enfants : Louis Henri (7 ans), Aimé Charles (5 ans) et Stéphanie Claire (20 mois). Dans sa maison résident deux affranchis de sexe masculin. Il déclare 26 esclaves dont : 5 « Noirs » au-dessous de 14 ans, 12 « Noirs » de 14 à 60 ans, 3 « Négresses » au-dessous de 14 ans, 6 « Négresses » de 14 à 60 ans (les termes entre guillemets sont cités tels qu’ils apparaissent dans les documents d’archives de l’époque). Au recensement précédant il possédait 23 esclaves. Au recensement de 1845 (ADR 6M857), la composition de sa famille n’a pas changé et il déclare toujours 2 affranchis de sexe masculin qui résident dans sa maison de Saint-Pierre mais l’effectif de ses esclaves est passé à 44 (pas de tableau récapitulatif pour les sexes et les âges). Pour mémoire, Louis Isautier fonde l’entreprise en 1845 avec son frère Charles (1811-1865). Au recensement de 1848 (ADR 6M863), sa famille s’est agrandie de deux enfants : Louise (3 ans) et Ernest (1 an). Ses esclaves sont au nombre de 69. Cependant, selon les indications qui figurent sur sa déclaration, ils étaient 109 au recensement de 1847. Il y a eu quelques décès, des achats et beaucoup de ventes aux industriels ou négociants CLASSEUR, KERVÉGUEN, DUPUY et DESHAYES.
L’entreprise Isautier parle glorieusement de ses 170 ans d’existence et se décrit « ancrée dans l’histoire » (voir publicité ci-dessous), mais en oubliant toujours ses esclaves. Elle gomme ce « détail » gênant de son histoire officielle (voir rubrique « Notre histoire » sur http://www.isautier.com).



Est-ce par cynisme qu’Isautier s’est accaparé le nom « Maloya » pour dénommer ainsi son bas de gamme réservé au marché local ?


Ces produits sont essentiellement consommés par des personnes en difficultés avec l’alcool, souffrant d’addiction [1] à l’alcool. Isautier casse actuellement les prix pour s’imposer sur le bas de gamme grâce à une fiscalité complaisante. Étonnamment ces produits sont absents du site Internet Isautier, vitrine de la marque. Il y a quelque chose de profondément sordide dans cette manière de faire.
Est-ce une forme de revanche des anciens maitres sur l’histoire ? Le pouvoir politique et l’argent autorisent-ils tout aux nantis ?

L’entreprise Isautier doit arrêter de bafouer le Maloya et l’histoire de La Réunion. Elle est demeurée sourde à ces requêtes jusqu’à aujourd’hui. A l’occasion du 20 décembre, la Fédération Régionale d’Addictologie de la Réunion (FRAR) invite les réunionnaises, les réunionnais et les associations œuvrant pour la mémoire de l’esclavage à se mobiliser contre cet affront en exigeant le respect de leur histoire et de leur patrimoine culturel.

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Lutter plus efficacement contre l’abus d’alcool à la Réunion

Voici un livre blanc dont l’objet est de proposer des solutions concrètes pour une problématique régionale importante et ancienne : l’abus d’alcool.
Il est né du constat qu’il existait sur notre île une certaine forme de tolérance à l’égard du commerce des boissons alcoolisées en dehors des conditions prévues par la loi. Il a été fortement motivé par une publicité devenue massive et permanente sur le sol réunionnais. Une promotion d’autant plus choquante que la Réunion connait depuis longue date une des situations les plus graves en matière de conséquences de l’abus d’alcool. Une promotion d’autant plus dérangeante qu’il n’existe pas de contre-message de prévention équivalent. Et une question importante : comment protéger efficacement la population des méfaits de l’alcool dans ces conditions ?
Il n’a pas pour finalité de promouvoir la prohibition de l’alcool dont le caractère utopique a été démontré, avec l’évidence sociologique suivante : il n’existe pas de sociétés sans drogues. La consommation de boissons alcoolisées appartient à notre culture depuis plusieurs siècles. Nous souhaitons néanmoins mettre en relief les insuffisances du dispositif législatif actuel en matière de lutte contre l’abus d’alcool tant au niveau régional que national.
Les drogues légales (l’alcool et le tabac en France) sont aujourd’hui à l’origine de la très large majorité des décès par substances addictives, leur promotion est une aberration. Si une modification importante a été engagée pour le tabac, les mesures prises jusqu’à présent dans la lutte contre l’abus d’alcool restent insuffisantes. Cela tient pour une part à des raisons culturelles mais aussi à l’importance des procédés de lobbying exercés par les alcooliers.
La protection de la filière rhum dans les DOM, c’est un niveau d’exonération de taxes sans équivalent pouvant aller jusqu’à 90 %. Cela induit la commercialisation d’alcools bas de gamme très largement distribués et à des prix défiants toute concurrence. Nulle part ailleurs en France, l’alcool, en valeur absolue, n’est accessible à aussi bon marché. Un constat difficile s’impose : la protection de la filière rhum se fait au détriment de la santé de la population réunionnaise.
Les politiques menées dans d’autres pays doivent nous servir d’exemples. En Europe, avec l’expérience de pays du Nord tels que la Suède ou la Norvège. Dans la zone Océan Indien, plus proche de nous, avec l’Afrique du Sud qui vient de décider l’interdiction totale de la publicité en faveur des boissons alcoolisées.
Parmi les dix mesures les plus efficaces pour réduire le fardeau des maladies non transmissibles établies par l’Organisation Mondiale de la Santé, trois concernent l’alcool. C’est dire l’importance de cette problématique à l’échelle internationale. Il s’agit de :
1. la restriction de l’accès à la vente au détail des boissons alcoolisées ;
2. du renforcement des interdictions de publicité ;
3. de l’augmentation des taxes sur l’alcool.
Car il existe un lien direct entre la consommation totale de boissons alcoolisées et le niveau des dommages entrainés. Et les mesures qui limitent la vente d’alcool et sa disponibilité permettent de réduire les dommages induits par la consommation d’alcool. D’ailleurs, ces dommages ne concernent pas seulement une minorité spécifique à destiner aux dispositifs de soins, contrairement à une idée reçue.
La production d’alcool et sa distribution dans notre département est un secteur économique important. Son pouvoir de lobbying est considérable. Lorsque des conflits d’intérêts surviennent, l’éthique nous impose que ce soit la santé publique qui toujours l’emporte.
Nous nourrissons l’espoir que cette réflexion sera utile aux femmes et aux hommes de la Réunion en position de décision, désireux de promouvoir la santé de l’ensemble de la population et de s’engager pour le meilleur avenir possible.











Aide

Vous pouvez charger ce livret qui regroupe les différentes aides à la Réunion en Addictologie livret imprimable et diffusable librement : cliquer sur l’image :

Actus

Isautier, une entreprise au passé esclavagiste qui bafoue le Maloya.

L’entreprise Isautier aime se présenter comme l’exemple du dynamisme (...)

Colloque Régional du 3 et 4 mars 2016

L’abus d’alcool sous toutes ses formes est un enjeu de santé publique (...)

Elections Régionales 2015 : Réformer l’octroi de mer pour lutter contre l’abus d’alcool

Lettre ouverte aux candidates aux candidats aux élections Régionales (...)

Lutter plus efficacement contre l’abus d’alcool à la Réunion

Voici un livre blanc dont l’objet est de proposer des solutions concrètes (...)

Publicité pour l’alcool à la Réunion : l’overdose

La publicité en faveur de l’alcool à la Réunion est omniprésente, permanente, (...)

DU Addictologie Océan Indien 2016

Le DU d’Addictologie démarre fin mars 2016. Renseignez-vous auprès du SUFP rapidement si vous êtes intéressés par une formation de qualité faite à la Réunion.

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